Conférence virtuelle “No Means No – Women with disabilities resist violence”, 3 décembre, Journée internationale des personnes handicapées

Vivant à l’intersection du sexisme et du validisme, les femmes en situation de handicap sont plus souvent confrontées à la violence et à la discrimination et leur accès au soutien et à la protection est souvent rempli de barrières. Pourtant, malgré tout cela, elles ne sont pas impuissantes et résistent souvent avec succès à ces violences.

Cette conférence vise à inscrire la violence à l’égard des femmes en situation de handicap et l’autodéfense féministe dans le programme de l’Union Européenne, à informer les décideur.euse.s européen.ne.s des lacunes politiques et des bonnes pratiques, ainsi qu’à offrir aux femmes en situation de handicap un espace d’autoreprésentation.

La conférence aura lieu en ligne le 3 décembre, journée internationale des personnes handicapées, entre 10h30 et 16h30 (heure de Bruxelles). Pour améliorer l’accessibilité, elle comprendra une traduction simultanée en langue des signes internationale, une transcription simultanée (en anglais) et des présentations en facile-à-lire (en anglais). 

Veuillez noter que les langues officielles de la conférence sont l’anglais et la langue des signes internationale. La conférence sera également traduite simultanément en français et en langue des signes Belge-Francophone (uniquement l’après-midi pour cette dernière).

Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur ce lien : https://www.everywhereplus.com/nomeansnoconference-registration/  

Programme de la conférence

10:30-11:00 Registration, welcome and accessibility introduction, Liz Chornenki, Moderator
11:00-11:15 Introduction, Helena Dalli, European Commissioner
11:15-11:30 The NO MEANS NO project and feminist self-defense for women
with disabilities
, Irene Zeilinger, Garance
11:30-11:45 Presentation of results in France,
Diane Kachour, Faire Face
11:45-12:00 Q/A

12:00 -13:00 Lunch break

13:00-13:15 Presentation of results in Germany, Doris Kroll, Bundesfachverband Feministische Selbstbehauptung und Selbstverteidigung
13:15-13:30 Presentation of results in Poland, Ewa Rutkowska & Agata Teutsch, Autonomia
13:30-13:45 Presentation of results in Belgium, Dorothée Van Avermaet, Garance
13:45-14:00 Q/A

14h00-14h10 Break

14:10 – 14:30 Violence against women with disabilities, Dr. Monika Schröttle,
University of Applied Sciences of Ravensburg-Weingarten & Institute for Empirical Sociology at Nürnberg University
14:30 – 14:50 Feminist self-defence as primary prevention, Liz Kelly, London
Metropolitan University

14:50 – 15:10 Feminist self-defence for women with disabilities, Lydia La Riviere Zijdel, Stichting Lydia Zijdel Foundation
15:10-15:30 Q/A

15:30 – 15:40 Break

15:40 – 16:00 Women with disabilities’ active role in combating violence
through feminist self-defence
, Carina Tränkner, frauen.stärken.frauen
16:00 – 16:20 Conclusions, Evelyn Regner, Chair of the Women’s Rights and
Gender Equality Committee of the European Parliament

Le projet NO MEANS NO est financé par le programme Droits, égalité et citoyenneté de l’Union Européenne (2014-2020). Cette conférence a été rendue possible grâce au soutien généreux de : AVIQ – Famille Santé Handicap, Région de Bruxelles-Capitale, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Commission communautaire française (COCOF) et de la Région Wallonne.

Le contenu de cette conférence ne représente que les opinions des intervenant.e.s et relève de leur seule responsabilité. La Commission européenne n’assume aucune responsabilité quant à l’utilisation qui pourrait être faite des informations qu’il contient.

Marisa : mon beau-père

Mon beau-père n’a jamais accepté le fait que je sois sourde, donc quand je lui rendais visite, il me parlait quand je ne le regardais pas, ou m’appelait de loin, comme si j’étais capable de l’entendre. Donc j’ai décidé de l’ignorer aussi longtemps qu’il ne me tapotait pas sur l’épaule ou ne faisait pas un effort pour se comporter de manière appropriée afin de me permettre de communiquer. Mon mari ne se sentait pas à l’aise avec cette situation et m’en a tenu responsable, mais je pense que le comportement de mon beau père était irrespectueux et j’ai donc continué d’agir comme je le faisais. 

Selma : en sortie


Une fois, je suis sortie avec mes amis. Quand je suis rentrée à la maison, il faisait nuit et quatre hommes nous ont suivis et nous ont attaqués. J’étais la seule femme du groupe et je leur ai dit que j’allais appelé à la police. Alors que j’étais en train de composer le numéro, un des attaqueurs a dit “tu veux que je te fasse du mal?”. J’ai répondu que non et il a dit: “Alors tais-toi!”, m’a poussé au sol et m’a craché à la figure. Je me suis levée et j’ai crié si fort et si longtemps qu’ils sont partis et nous ont laissé tranquille. Les voisins m’ont entendu et ont appelé la police.

Jana : bus pour l’école


Une fois, j’ai raté le bus pour l’école. J’avais un contrôle ce jour-là et je ne voulais pas être en retard. Donc j’ai essayé de faire du stop. Un van s’arrêta, le conducteur avait l’air “normal”. Je lui ai montré la direction où je voulais aller avec mon bras, en lui disant que je voulais y aller. Il m’a dit qu’il devait s’arrêter pour prendre de l’essence et s’est arrêté dans un garage vide. J’ai essayé de lui faire comprendre que j’étais pressée et j’ai signé “tout droit”. Il a touché ma poitrine, sorti sa langue et m’a montré son pénis. Donc j’ai poussé sa main et j’ai continué à signer de manière autoritaire: “tout droit, dépêche toi, j’ai un contrôle!”. Finalement, il m’a conduit à l’école. J’ai couru à l’intérieur et je me suis mise à pleurer en racontant mon histoire, et mon contrôle a été reporté.